lundi 25 février 2013

Papillons en liberté

Ca fait drôlement du bien, en plein mois de février, d'aller gambader dans la volière avec une multitude de papillons. C'est ce que nous offre le jardin botanique de Montréal jusqu'au 28 avril...





jeudi 14 février 2013

Rita Mestokosho


Rita Mestokosho est une Innue d'Ekuanitshit. Née en 1966, elle fût la première poète Innue à publier un recueil au Québec. Eshi uapataman Nukum. Comment je perçois la vie, Grand-Mère (1995).

Josephine Bacon (gauche) et Rita Mestokosho (droite)
Photo prise au jardin botanique de Montréal lors de l'évènement l'Hymne à la Terre.

Le Nord, cette lumière qui s'appelle Tshiuetin

Je suis du vent
Qui chante le Nord
Qui cherche ses mots dans les étoiles
Et rêve du silence par un matin brumeux.

Je suis l'eau de la mer
La vague des poèmes libres
Je suis l'arbre sacré
Où sont accrochés mes rêves.

Un jour je t'ai rencontré
C'était l'automne dans ton coeur.
Un jour je t'ai parlé
Pour te dire mon amitié.

...

Je crois en la force du destin
Je crois aussi en la patience
En admirant l'eau des chutes
et priant pour mon prochain.

Je deviens l'hiver pour me reposer
Je deviens le printemps pour rêver
Je deviens l'été pour briller
Et je suis une femme d'automne
Née dans un univers qui est aussi le tien.

...

Je dis des pierres
Qu'elles sont mes grands-pères.
Je dis de l'eau
Qu'elle est ma vie.
Je dis du soleil
Qu'il est ma lumière.
Je dis de la terre
Qu'elle est ma mère.
Je dis du Grand Esprit
Qu'il est un mystère
Et je dis de vous
Que vous êtes mon ami.

...

Nous avons été témoins
Et nous le serons toujours
Avec ce regard amoureux
De la lumière du Nord.

Je vous ai connu
Sur un petit sentier rouge
Où vous marchiez à  votre manière
à petits pas d'ours.

Je vous ai vu de mes yeux
Sur cette belle rivière.
Je vous ai vu naviguer
à contre-courant.

Mais qui vous a entendu pleurer
Seulement la terre notre mère
Elle vous a consolé vous homme
Que je respecte dans le silence.

Que le Grand Esprit vous protège.




lundi 28 janvier 2013

Ève Cournoyer

Parce que je pense souvent à elle... Aux nombreux voyages accompagnés par sa musique. À une rencontre un soir d'hiver au portes de l'Alizé. Une sorte d'énergie sauvage qui me ressemble... Sa disparition prématurée laisse un grand vide dans le paysage artistique québécois...


Robert Seven-Crows

Robert Seven-Crows est un conteur et chanteur Mi'kmaq de la Gaspésie. Quel être talentueux et adorable!  Il se dégage de cet homme une énergie douce, respectueuse et réparatrice... Bref, on l'écouterait pendant des heures!

J'ai eu la chance de le rencontrer à quelques reprises, entre autre lors d'une des soirées art-culture autochtone organisées par le Cercle des Premières Nations de l'UQAM chaque premier jeudi de chaques mois au café-bar l'Escalier à Montréal.

Curieux d'en savoir plus? Allez voir son site internet ICI.



dimanche 27 janvier 2013

Macrophotographie, 1er essai

L'été prochain, j'espère être fin prête à prendre des clichés satisfaisants du merveilleux microcosme entomologique québécois... Encore de la pratique au niveau de la netteté et de l'exposition et peut-être pourrais-je rendre justice à leur beauté méconnue. 

 D'ici-là, je me repasse l'excellent documentaire "Microcosmos, le peuple de l'herbe", question de développer mon œil et de rêvasser un peu...  




mardi 22 janvier 2013

Prométhée, ou, le Poème du feu

Former les hommes, ce n'est pas remplir un vase, c'est allumer un feu. Aristophane


Prométhée - Gustave Moreau



lundi 14 janvier 2013

Je suis frégate...

Je suis frégate de bois sur la lande
en plein vent
je suis marais d’eau douce
je suis d’hermine et de bleu
je sarcle autour
entre le drap et la jetée
l’espace de velours
je suis d’arrivage, de mer
et de salin
je suis ornières à rebours
... je guette les bateaux
les vaisseaux de cailloux
je suis frégate de bois
sur ta peine ensablée
je laisse filer les heures
et me joins au temps
pour célébrer ta lumière

Violaine Forest - Magnificat (éd. Mémoire d'encrier, 2012)






Écouter la chanson L'Océan de Mr.Mono...

mardi 1 janvier 2013

Chouette Lapone

Quel beau cadeau pour commencer l'année que ce superbe modèle et coopérant de surcroit :) Une belle année 2013 à tous. Suivez votre cœur, partez à l'aventure et n'oubliez pas que la vie ne se compte pas au nombre de respirations que l'on prends mais par les moments qui nous coupent le souffle...






dimanche 23 décembre 2012

Rarog

Wow! Comment j'ai fait pour passer à coté de ça aussi longtemps! Révélation Moscovite! Faut que je partage...




mardi 18 décembre 2012

Nopimik

Dimanche le 15 décembre dernier avait lieu au Club Lambi la soirée Nopimik (qui signifie forêt en langue Anishinabe). Organisée par le collectif SOS Poigan, cette soirée avait pour but de mettre en lumière la déforestation massive en cours dans la réserve faunique La Vérendrye.

Poigan, au sein de la réserve faunique La Vérendrye, est un site forestier splendide qui abrite une riche biodiversité. Il fut longtemps épargné par l'industrie du bois. Mais à présent, sa destruction, par des compagnies forestières dont Produits forestiers Résolu, bat son plein. Il s'agit d'un véritable drame humanitaire pour les familles d'Algonquins qui habitent et tirent toujours le principal de leur subsistance de la forêt, selon leur mode de vie traditionnel. C'est comme si quelqu'un débarquait dans votre village et mettait feu à votre épicerie, votre hôpital, votre école, votre quincaillerie...
Cette déforestation touche tout le monde et principalement des familles algonquines (anishinabes), qui sont parmi les dernières à vivre de façon traditionnelle dans l'une des forêts les plus spectaculaires du Québec. Pour ces familles, la forêt est source de vie et de subsistance. Si rien n'est fait bientôt, elles perdront leur mode de vie et seront déracinées, physiquement et spirituellement. Elles seront donc forcées d'abandonner l'endroit où elles vivent et cela dans la tristesse immense de voir la nature dévastée. Les efforts de la communauté pour freiner la coupe des arbres lui ont valu l'arrestation de deux aînés et injonction de la cour. Leurs actions sont donc limitées.


L'aîné Jacob Wawatie et sa communauté ont tenté, sans succès jusqu'ici, de s'opposer à ces coupes devant la Cour supérieure. D'ici à ce qu'un gain sur ce front arrive, il ne restera pas grand arbre debout... Mais nous pouvons et allons agir autrement. Nous devons unir nos voix et envoyer un message clair au gouvernement du Québec (en particulier, le Ministère des Ressources naturelles, qui est responsable de l'octroi des contrats de coupe) pour mettre fin à la dévastation de Poigan. Il faut aussi questionner les pratiques soi-disant "responsables" des compagnies forestieres, loin d'être garanties par la certification FSC. Notre objectif ultime est l’interdiction complète des coupes forestières dans le parc de La Vérendrye et la mise en place de sa cogestion avec les Algonquins qui l’habitent. Ce combat s'inscrit d'ailleurs dans une grande mobilisation pour la sauvegarde des réserves fauniques du Québec.

Si cette cause vous interpelle, vous pouvez signer la petition en cliquant ICI

Quelques photos que j'ai prise lors de cette soirée.

Jacob Wawatie


Joseph Wawatie

Le danseur traditionnel Anishinabe Jerry Hunter

Les femmes de parole : Natasha Kanapé Fontaine, Josephine Bacon et Kathia Rock

 Yvan Bombardier du collectif La Famille


NOPIMIK Wild Child (Slam)
 par Natasha Kanapé Fontaine

Dans mon lit de tabac
T’as barricadé mes yeux
Mes pieds sur ta mousse j’ai appris à être minuscule en toi
pris la grève inatteignable au travers de tes arbres
vers les années et les troncs mourant sur ta peau toundra

Les rivières suivent le cours de tes racines au rythme du sang
courant dans les livres la mémoire ivre de vivre après 1000 ans
Livre-moi à tes voies les bras en croix je serai ta promise le jour
où tu m’auras basculée dans l’ombre de tes bras vautours

Reste-moi. Nopimik reste-moi ! Mon corps est de toi de ta Terre
tes lois ont été miennes pourquoi t’enfuis-tu ainsi loin de moi ?!
Pourquoi rester détournée quand je m’abreuve encore de tes artères
Ta sève est effigie ma grand-mère en mes visions ressuscitait toi
bourgeon fragile demain toi tu seras souveraine

Nopimik ! La Terre pleurera le jour où tu seras pleine !

Kuei mon frère… Kuei ma sœur… quel est ton nom ?
Je suis née de la lumière et tu es semblable à mon essence
Kuei mon frère… Kuei ma sœur… qui est ton père, ta mère ?
Je suis venue fermer les portes du plan nord et toi ? tu es venu de loin ?

Demain j’ai peur veux-tu me prendre la main ? demain je crains
Je t’invite à prendre la main de ton voisin… oui… maintenant… je t’en prie

Maintenant !

Demain je crains demain l’aurore demain
Déjà de ne plus te revoir on nous a pris nos forêts peut-être dois-je
Maintenant rejoindre mes grands-pères de l’autre côté de la lumière ?…
J’ai 21 ans mon frère, ma sœur… j’ai envie que les forêts restent criantes de vérité…
Beauté… de la beauté de la Mère de la beauté de la Terre…

Nopimik ! La Terre pleurera le jour où tu seras reine !

Dans mon lit de tabac
T’as barricadé mes doutes au silence
De ton tambour sourd bourdonnement inaudible la nuit est transe
Les chants de ta cérémonie seront mes prières et mes danses sauve-toi
Serrer les nids de ta gloire glisser les mains ensemble tisser rien que pour toi !

We are a community came to save forest and indian lands

Demain… je me lève sans ta sève on a coupé la route à tes clans
Les démantelés les cerbères reviendront-ils rugir les guerriers démentis?!
Reviendront-ils revendiquer la terre le lac barrière River Lake crie-t-il encore
Au secours de tes Grands-pères au souvenir des territoires perdus jadis et naguère

We are Children of the Earth came to save forest and indian lands

Tangible ligament de prières les souches infranchissables
Tandis que mon cœur se libère se meure capturer courir une odeur de cèdre
La mer des ancêtres inondera nos voix de sentiers impraticables
Pour les durs d’oreilles éparpillés aux salles dégoulinantes de cidre chimère

We are the Sons of the Sun came to save forest and indian lands

Dans mon lit de tabac…
T’as barricadé la route à mes veines…
Mon sang se répand sur tes châteaux de lichen les plaines anéanties
J’irai fonder sur la rivière de tes famines le barrage de mes appels

Affamé que l’homme se montre… de la forêt des landes vides et du ciel et du miel
J’irai fonder sur la rivière de ses crimes mes derniers cris miel de lune pleine
Avant que mon souffle ne se perde à jamais je m’essouffle
Au creux de l’épaule de ses seigneurs aux yeux manipulés.

Nopimik reprends-toi avant que l’on oublie le sens de tes lois !
Nopimik reprends-moi avant que je ne me sacrifie au nom de ta voix.
Mama Wolf… is howling for her people because she’s mad
Mama Wolf comes to save forest and indian lands…

We are all Children of the Earth came to save forest and indian lands !
We are Children of the Earth…
We are Children of the Earth…
We are… NOPIMIK.

I am yours… your Nopimik Wild Child.