dimanche 5 mai 2013

Hirondelle Bicolore

Ce bel oiseau aux teintes d'un bleu chatoyant est de moins en moins présent dans les aires de nidification. Autrefois abondants, les effectifs diminuent considérablement depuis une dizaine d'année. Je le constate partout où j'avais l'habitude de les contempler en grand nombre, la population est disparue de moitié...

L'agriculture intensive détruisant leur habitat et faisant baisser la quantité d'insectes dont ils se nourrissent, le réchauffement climatique, la destruction des corridors verts sont pointés du doigts comme causes possibles de cet état de fait...

Un souhait, un espoir... Que l'hirondelle fasse encore le printemps dans les siècles à venir...



mercredi 24 avril 2013

Je poursuis mon bonheur...

Du nouvel album Chic de ville de Daniel Bélanger. J'aime bien le p'tit coté Rockabilly de l'album! Je crois que je vais faire comme lui. Il est temps de remonter sur ma bécane.

lundi 25 février 2013

Papillons en liberté

Ca fait drôlement du bien, en plein mois de février, d'aller gambader dans la volière avec une multitude de papillons. C'est ce que nous offre le jardin botanique de Montréal jusqu'au 28 avril...





jeudi 14 février 2013

Rita Mestokosho


Rita Mestokosho est une Innue d'Ekuanitshit. Née en 1966, elle fût la première poète Innue à publier un recueil au Québec. Eshi uapataman Nukum. Comment je perçois la vie, Grand-Mère (1995).

Josephine Bacon (gauche) et Rita Mestokosho (droite)
Photo prise au jardin botanique de Montréal lors de l'évènement l'Hymne à la Terre.

Le Nord, cette lumière qui s'appelle Tshiuetin

Je suis du vent
Qui chante le Nord
Qui cherche ses mots dans les étoiles
Et rêve du silence par un matin brumeux.

Je suis l'eau de la mer
La vague des poèmes libres
Je suis l'arbre sacré
Où sont accrochés mes rêves.

Un jour je t'ai rencontré
C'était l'automne dans ton coeur.
Un jour je t'ai parlé
Pour te dire mon amitié.

...

Je crois en la force du destin
Je crois aussi en la patience
En admirant l'eau des chutes
et priant pour mon prochain.

Je deviens l'hiver pour me reposer
Je deviens le printemps pour rêver
Je deviens l'été pour briller
Et je suis une femme d'automne
Née dans un univers qui est aussi le tien.

...

Je dis des pierres
Qu'elles sont mes grands-pères.
Je dis de l'eau
Qu'elle est ma vie.
Je dis du soleil
Qu'il est ma lumière.
Je dis de la terre
Qu'elle est ma mère.
Je dis du Grand Esprit
Qu'il est un mystère
Et je dis de vous
Que vous êtes mon ami.

...

Nous avons été témoins
Et nous le serons toujours
Avec ce regard amoureux
De la lumière du Nord.

Je vous ai connu
Sur un petit sentier rouge
Où vous marchiez à  votre manière
à petits pas d'ours.

Je vous ai vu de mes yeux
Sur cette belle rivière.
Je vous ai vu naviguer
à contre-courant.

Mais qui vous a entendu pleurer
Seulement la terre notre mère
Elle vous a consolé vous homme
Que je respecte dans le silence.

Que le Grand Esprit vous protège.




lundi 28 janvier 2013

Ève Cournoyer

Parce que je pense souvent à elle... Aux nombreux voyages accompagnés par sa musique. À une rencontre un soir d'hiver au portes de l'Alizé. Une sorte d'énergie sauvage qui me ressemble... Sa disparition prématurée laisse un grand vide dans le paysage artistique québécois...


Robert Seven-Crows

Robert Seven-Crows est un conteur et chanteur Mi'kmaq de la Gaspésie. Quel être talentueux et adorable!  Il se dégage de cet homme une énergie douce, respectueuse et réparatrice... Bref, on l'écouterait pendant des heures!

J'ai eu la chance de le rencontrer à quelques reprises, entre autre lors d'une des soirées art-culture autochtone organisées par le Cercle des Premières Nations de l'UQAM chaque premier jeudi de chaques mois au café-bar l'Escalier à Montréal.

Curieux d'en savoir plus? Allez voir son site internet ICI.



dimanche 27 janvier 2013

Macrophotographie, 1er essai

L'été prochain, j'espère être fin prête à prendre des clichés satisfaisants du merveilleux microcosme entomologique québécois... Encore de la pratique au niveau de la netteté et de l'exposition et peut-être pourrais-je rendre justice à leur beauté méconnue. 

 D'ici-là, je me repasse l'excellent documentaire "Microcosmos, le peuple de l'herbe", question de développer mon œil et de rêvasser un peu...  




mardi 22 janvier 2013

Prométhée, ou, le Poème du feu

Former les hommes, ce n'est pas remplir un vase, c'est allumer un feu. Aristophane


Prométhée - Gustave Moreau



lundi 14 janvier 2013

Je suis frégate...

Je suis frégate de bois sur la lande
en plein vent
je suis marais d’eau douce
je suis d’hermine et de bleu
je sarcle autour
entre le drap et la jetée
l’espace de velours
je suis d’arrivage, de mer
et de salin
je suis ornières à rebours
... je guette les bateaux
les vaisseaux de cailloux
je suis frégate de bois
sur ta peine ensablée
je laisse filer les heures
et me joins au temps
pour célébrer ta lumière

Violaine Forest - Magnificat (éd. Mémoire d'encrier, 2012)






Écouter la chanson L'Océan de Mr.Mono...

mardi 1 janvier 2013

Chouette Lapone

Quel beau cadeau pour commencer l'année que ce superbe modèle et coopérant de surcroit :) Une belle année 2013 à tous. Suivez votre cœur, partez à l'aventure et n'oubliez pas que la vie ne se compte pas au nombre de respirations que l'on prends mais par les moments qui nous coupent le souffle...






dimanche 23 décembre 2012

Rarog

Wow! Comment j'ai fait pour passer à coté de ça aussi longtemps! Révélation Moscovite! Faut que je partage...




mardi 18 décembre 2012

Nopimik

Dimanche le 15 décembre dernier avait lieu au Club Lambi la soirée Nopimik (qui signifie forêt en langue Anishinabe). Organisée par le collectif SOS Poigan, cette soirée avait pour but de mettre en lumière la déforestation massive en cours dans la réserve faunique La Vérendrye.

Poigan, au sein de la réserve faunique La Vérendrye, est un site forestier splendide qui abrite une riche biodiversité. Il fut longtemps épargné par l'industrie du bois. Mais à présent, sa destruction, par des compagnies forestières dont Produits forestiers Résolu, bat son plein. Il s'agit d'un véritable drame humanitaire pour les familles d'Algonquins qui habitent et tirent toujours le principal de leur subsistance de la forêt, selon leur mode de vie traditionnel. C'est comme si quelqu'un débarquait dans votre village et mettait feu à votre épicerie, votre hôpital, votre école, votre quincaillerie...
Cette déforestation touche tout le monde et principalement des familles algonquines (anishinabes), qui sont parmi les dernières à vivre de façon traditionnelle dans l'une des forêts les plus spectaculaires du Québec. Pour ces familles, la forêt est source de vie et de subsistance. Si rien n'est fait bientôt, elles perdront leur mode de vie et seront déracinées, physiquement et spirituellement. Elles seront donc forcées d'abandonner l'endroit où elles vivent et cela dans la tristesse immense de voir la nature dévastée. Les efforts de la communauté pour freiner la coupe des arbres lui ont valu l'arrestation de deux aînés et injonction de la cour. Leurs actions sont donc limitées.


L'aîné Jacob Wawatie et sa communauté ont tenté, sans succès jusqu'ici, de s'opposer à ces coupes devant la Cour supérieure. D'ici à ce qu'un gain sur ce front arrive, il ne restera pas grand arbre debout... Mais nous pouvons et allons agir autrement. Nous devons unir nos voix et envoyer un message clair au gouvernement du Québec (en particulier, le Ministère des Ressources naturelles, qui est responsable de l'octroi des contrats de coupe) pour mettre fin à la dévastation de Poigan. Il faut aussi questionner les pratiques soi-disant "responsables" des compagnies forestieres, loin d'être garanties par la certification FSC. Notre objectif ultime est l’interdiction complète des coupes forestières dans le parc de La Vérendrye et la mise en place de sa cogestion avec les Algonquins qui l’habitent. Ce combat s'inscrit d'ailleurs dans une grande mobilisation pour la sauvegarde des réserves fauniques du Québec.

Si cette cause vous interpelle, vous pouvez signer la petition en cliquant ICI

Quelques photos que j'ai prise lors de cette soirée.

Jacob Wawatie


Joseph Wawatie

Le danseur traditionnel Anishinabe Jerry Hunter

Les femmes de parole : Natasha Kanapé Fontaine, Josephine Bacon et Kathia Rock

 Yvan Bombardier du collectif La Famille


NOPIMIK Wild Child (Slam)
 par Natasha Kanapé Fontaine

Dans mon lit de tabac
T’as barricadé mes yeux
Mes pieds sur ta mousse j’ai appris à être minuscule en toi
pris la grève inatteignable au travers de tes arbres
vers les années et les troncs mourant sur ta peau toundra

Les rivières suivent le cours de tes racines au rythme du sang
courant dans les livres la mémoire ivre de vivre après 1000 ans
Livre-moi à tes voies les bras en croix je serai ta promise le jour
où tu m’auras basculée dans l’ombre de tes bras vautours

Reste-moi. Nopimik reste-moi ! Mon corps est de toi de ta Terre
tes lois ont été miennes pourquoi t’enfuis-tu ainsi loin de moi ?!
Pourquoi rester détournée quand je m’abreuve encore de tes artères
Ta sève est effigie ma grand-mère en mes visions ressuscitait toi
bourgeon fragile demain toi tu seras souveraine

Nopimik ! La Terre pleurera le jour où tu seras pleine !

Kuei mon frère… Kuei ma sœur… quel est ton nom ?
Je suis née de la lumière et tu es semblable à mon essence
Kuei mon frère… Kuei ma sœur… qui est ton père, ta mère ?
Je suis venue fermer les portes du plan nord et toi ? tu es venu de loin ?

Demain j’ai peur veux-tu me prendre la main ? demain je crains
Je t’invite à prendre la main de ton voisin… oui… maintenant… je t’en prie

Maintenant !

Demain je crains demain l’aurore demain
Déjà de ne plus te revoir on nous a pris nos forêts peut-être dois-je
Maintenant rejoindre mes grands-pères de l’autre côté de la lumière ?…
J’ai 21 ans mon frère, ma sœur… j’ai envie que les forêts restent criantes de vérité…
Beauté… de la beauté de la Mère de la beauté de la Terre…

Nopimik ! La Terre pleurera le jour où tu seras reine !

Dans mon lit de tabac
T’as barricadé mes doutes au silence
De ton tambour sourd bourdonnement inaudible la nuit est transe
Les chants de ta cérémonie seront mes prières et mes danses sauve-toi
Serrer les nids de ta gloire glisser les mains ensemble tisser rien que pour toi !

We are a community came to save forest and indian lands

Demain… je me lève sans ta sève on a coupé la route à tes clans
Les démantelés les cerbères reviendront-ils rugir les guerriers démentis?!
Reviendront-ils revendiquer la terre le lac barrière River Lake crie-t-il encore
Au secours de tes Grands-pères au souvenir des territoires perdus jadis et naguère

We are Children of the Earth came to save forest and indian lands

Tangible ligament de prières les souches infranchissables
Tandis que mon cœur se libère se meure capturer courir une odeur de cèdre
La mer des ancêtres inondera nos voix de sentiers impraticables
Pour les durs d’oreilles éparpillés aux salles dégoulinantes de cidre chimère

We are the Sons of the Sun came to save forest and indian lands

Dans mon lit de tabac…
T’as barricadé la route à mes veines…
Mon sang se répand sur tes châteaux de lichen les plaines anéanties
J’irai fonder sur la rivière de tes famines le barrage de mes appels

Affamé que l’homme se montre… de la forêt des landes vides et du ciel et du miel
J’irai fonder sur la rivière de ses crimes mes derniers cris miel de lune pleine
Avant que mon souffle ne se perde à jamais je m’essouffle
Au creux de l’épaule de ses seigneurs aux yeux manipulés.

Nopimik reprends-toi avant que l’on oublie le sens de tes lois !
Nopimik reprends-moi avant que je ne me sacrifie au nom de ta voix.
Mama Wolf… is howling for her people because she’s mad
Mama Wolf comes to save forest and indian lands…

We are all Children of the Earth came to save forest and indian lands !
We are Children of the Earth…
We are Children of the Earth…
We are… NOPIMIK.

I am yours… your Nopimik Wild Child.

mercredi 14 novembre 2012

Un amour de Perroquet

C'est Novembre, il fait froid, il pleut, le soleil se couche à 17 hrs... Quoi de mieux que la forêt tropicale du Biodôme de Montréal pour se ressourcer un peu!




mardi 13 novembre 2012

Marie-Andrée Gill

Jeune Innue de Mashteuiatsh, Marie-Andrée Gill nous offre "Béante" son premier recueil de poésie paru chez "La Peuplade" le 5 septembre dernier. Une oeuvre déstabilisante, vertigineuse et évocatrice...

Chapître 1 : Tu te souviens

Tu te souviens on pleurait le calfeutrage des rivières
les territoires se décomposant sous nos ongles.
On s’ouvrait la tête pour ne plus sentir le ciel
se décolorer sur nos épaules.
On montait dans le bois se guérir des villages
et des envies tu te souviens
les grands cours d’eau qui allaitaient nos télévisions
On s’inventait une vie toute docile
et quand même
les mémoires saignaient
et ça nous sortait par les os.

Chapitre 2: Avant

Combien de fêtes à s’épuiser de caler nos restes
au fond de nous mêmes
Dit moi encore comment on engourdit les petits matins
pour ne plus se réveiller avec tous ces trous noirs qui nous parsèment
avec ces lucidités martelées d’espaces millénaires
que nous ne connaissons pas
les organes détachés trop longtemps
au milieu des choses.

Chapitre 3 : Les certitudes

J’étais avec toi jusqu’au bout des démesures
et je voyais la vie peindre son oeuvre,
la vie tranquillement avaler les miracles
dans les lignes de ta main.
Je ne savais plus pourtant j’étais sûre que tu disais
encore quelques tours du soleil j’étais sûre que l’espérance
n’était pas qu’un mot béatitude.
Que ton corps criblé pouvait refondre et prendre racine
sur les terres dont nous allions réapprendre les cent mille chemins
réapprendre l’incalculable médecine en suspension dans ce parallèle.

J’étais sûre. Je ne suis plus sûre de rien.
...
Chapitre 5 : Teueikan

Il chante.
De sa voix de chaman il dénoue les éclatements.
Il apaise.
C’est la langue des ancêtres, c’est la simplicité et la complexité du monde.
Je peux voir plus loin que la logique: la continuité des corps
et le souffle des milliards d’âmes former nos entités minuscules.
C’est les étincelles du feu.
C’est tous ces gens qui se tiennent
C’est les arbres dans leur danse
et le porteur de tambour dans sa transe.

Tu es là. Tu es partout.

Tshinishkumitin …

Merci….

Chapitre 7 : Après

Je peux tout supporter sur mes cils.
Tout tourne. Machinalement. Fluide.

Les temps changent disent-ils
d’un bout à l’autre des rangées,
de prescriptions
de bords de mer au idées noires.

Je chuchote pour ne pas chasser le rêve
(juste là )
s’exauçant sur les fantômes.

T’es toujours là quelque part
aérien somnambule jaune cosmique.

Tu sais on peux renverser les prédictions
dans tous ces siècles
qui nous passent entre les mains .

Regarde bien
nous ne mourrons plus dépolarisés.

2012 : La spiritualité autochtone dans les Amériques


J'ai  le plaisir de vous annoncer la tenue de l’événement "2012 : La spiritualité autochtone dans les Amériques" qui se déroulera à l’Université du Québec à Montréal du 28 novembre au 2 décembre 2012.

Pour voir le document complet et la mise à jour de l'horaire provisoire : http://www.cpn.uqam.ca/fr/2012/evenements/2012-la-spiritualite-autochtone-dans-les-ameriques

Cet événement présente l'importance et la diversité des pratiques et croyances spirituelles des cultures des peuples autochtones des trois Amériques. Il est organisé par le Cercle des Premières Nations de l’UQAM CPNUQAM en partenariat avec le Réseau de recherche et de connaissances relatives aux peuples autochtones DIALOG, le Département de sciences des religions de l'UQAM, le Groupe de recherche d'intérêt public GRIP UQAM, le Jardin des Premières-Nations du Jardin botanique de Montréal et le conseil des Atikamekw d'Opitciwan.

Nous aborderons d’une manière créative et dynamique ce sujet par le biais de différents thèmes, qui laisseront place à la discussion et à la réflexion. Pour ce faire nous favoriserons le dialogue entre leaders spirituels, membres des communautés autochtones, chercheurs, étudiants, et ce, dans un climat d'ouverture, d'écoute, de respect, et de partage interculturel.

L'événement comportera un colloque universitaire ainsi que des cercles de partage, des conférences, des présentations et des cérémonies, le tout se terminant par un spectacle inspiré de la spiritualité autochtone.

Parmi les thèmes abordés, on compte: l’œuvre et l'héritage de Grand-père William Commanda décédé récemment, la Prophétie du 7e feu de la tradition anishnabé, la Roue de médicine, le Wampum à deux voies, Sainte Kateri Tekakwitha, la Protection de la Mère terre et la défense des droits des femmes et la Fin du 13 b'ak'tun en 2012 de la tradition maya.

Parmi les participants confirmés nous aurons l'honneur d'accueillir: Grand-père Dominique (T8aminik) Rankin Chef héréditaire et Homme médecine; Grand-père Charles Coocoo; Grand-mère Louise Wawatie, Grand-père Jacob Wawatie et «The Mohawk traditional council from Kahnawà:ke».

Aussi, Grand-père Cristóbal Cojtí García guide spirituel maya fera le voyage à partir de son Guatemala natal pour l'occasion.

Entrée libre! Ouvert à tous! Aucune inscription requise!

Aussi sur notre site Facebook https://www.facebook.com/events/441084475926977/

mardi 28 août 2012

Les corsaires d'Acadie

Ah ben! Ça l'air que j'ai des ancêtres qui ont été corsaires durant la bataille de la Ristigouche... Yarrrrrgggg.....

Je proviens de la lignée de Charles Dugas, un des fondateurs de la ville de Carleton-sur-Mer (Autrefois Tracadièche) dont on parle dans cet article . (Cliquez sur le lien en bleu pour le lire)

Dans un autre article on relate :

... on nous a relégués neufs semaines sur une île, ne nous donnant par jour que deux onces de pain et une once de viande espérant par là nous réduire et nous faire changer de sentiments ; mais inutilement, grâce à Dieu, ainsi désespérant de pouvoir nous faire changer ils nous ont fait conduire par des soldats jusqu'au port royal, comme des criminels, ont mis le feu à nos maisons et ont fait embarquer les habitants qui ne s'étaient pas sauvés dans les bois (il s'en était sauvé 900 personnes). Le reste des habitants a embarqué dans six navires le 4 décembre. 5 de ces navires ont fait voile vers les côtes de Baston [Boston] et la Caroline ; les gens du cap, les Boudrot, Charles DuGas et les Guillebaud, deux familles de Granger qui étaient dans un de ces navires se sont révoltés, et sans aucune défense des Anglais se sont rendus maître de navires [sic] et ont arrivés heureusement à la Rivière Saint-Jean, d'où nous avons l'honneur de vous écrire présentement ; nous y avons trouvé un accueil favorable dans la personne de M. de Boishébert, commandant de cette seule place, qui appartienne aux Français dans l'Acadie. Nous avons été attaqué d'un Corsaire anglais qui nous poursuivait. Dans notre fuite nous l'avons contraint de se retirer après un choc, sans aucune perte de notre côté. "La reconstitution d'un rôle des passagers du Pembroke", Société historique acadienne (Cahiers), 35, 1 et 2 (janvier-juin 2004) : pp. 4-76. p. 61, Appendice A // AN Col C11A vol. 87, f° 405-406


En mémoire du courage des 3 frères corsaires et patriotes déportés durant le Grand Dérangement de 1755 dont je porte fièrement l'héritage...

  




Irlandais exilés du parc Forillon, Acadiens déportés durant le Grand Dérangement, autochtones mi'gmaq mis en réserve... Décidément, mon histoire familiale en est une de dépossédés. C'est peut-être la raison pour laquelle la défense du territoire est incrustée aussi farouchement en moi...

Amoco

Le 16 mars 1978, L'Amoco Cadiz, un pétrolier de 234 000 tonnes, immatriculé au Liberia s'échouait au large des côtes bretonnes. Son naufrage provoqua une marée noire considérée, aujourd'hui encore, comme l'une des pires catastrophes écologiques de l'histoire...

Chanson un peu quétaine mais que je trouve néanmoins irrésistible :)

vendredi 17 août 2012

Du nouveau pour Korpiklaani!

Ben oui! Manala, un nouvel opus sorti sur les tablettes nord-américaine y a deux jours... Peut-être pas d'aussi bonne qualité que l'était Ukon Wacka mais quand même, ca reste du Korpi... Skal!

dimanche 5 août 2012

Festival présence autochtone 2012

La 22ème édition du festival Présence Autochtone 2012 tire déjà à sa fin... Ce fût pour moi une semaine remplie d'émotions et d'enthousiasme.  D'autant plus que cette année, j'avais la chance grâce à Terres en Vue, l'organisme hôte de l'évènement, d'avoir une passe V.I.P me permettant de prendre des photos privilégiées des merveilleuses prestations présentées. (merci, merci, merci!!!)

C'est un festival unique et festif mettant l'accent sur la place des autochtones qui vivent aujourd'hui à 30% en milieu urbain...


La prestation de l'artiste Beatrice Deer, alliant avec brio musique folk et chants de gorge, à su gagner le cœur des spectateurs par sa sensibilité toute nordique, son sourire rayonnant et ses envolées musicales évoquant l'immensité, la force vitale, la résilience et la joviale sagesse du peuple Inuit.


En programme principal de cette soirée, le très estimé Florent Vollant a fait le bonheur d'une foule en liesse avec, comme toujours, une solide performance et des invités surprise hautement emballants.

Tout d'abord, le danseur Anishnabe Jerry Hunter, l'homme qui met le mot régal dans Régalia* aux dires de plusieurs spectatrices (dixit Marc Saindon) et Claude Mckenzie, interprétant pour l'occasion les succès les plus populaires du défunt groupe Kashtin.





L'artiste multi-disciplinaire Kathia Rock fût bouleversante lors de son criant réquisitoire en mémoire des 600 femmes autochtones assassinées ou disparues depuis 30 ans au Canada offert dans le cadre de l'évènement "Offrandes" de France Trépanier 




Et que dire de la soirée Électrisante offerte par le groupe A Tribe Called Red! Depuis 2008, ce groupe composé de Bear Witness, DeeJay Shub et DeeJay NDN allie musique Électro et musique de Pow-Wow prouvant avec éclat que tradition et modernité peuvent se conjuguer habilement, mettant en lumière une indianité contemporaine fière et créative.


Pause groupie!

Coup de cœur pour le timide, rieur et talentueux  Raymond Caplin, jeune Mig'maq de Listuguj qui présentait son premier court métrage d'animation réalisé en collaboration avec le Wapikoni mobile. 



Finissons ce post avec un volet  gastronomie! Éffiloché de Wapiti et Oie braisée sur le feu pendant 4 hrs... Mmmmm.....



*Régalia : Vêtements traditionnels des danseurs de Pow Wow.

lundi 30 juillet 2012

Harle Huppé

Petite photo du jour prise à l'Île Bizard, un Harle Huppé juvénile... Mignon!